•    La roue de la vie tourne sans ralentir et voici déjà venu le temps du bilan de l'année écoulée. Une année qui s'est plus révélée hashtag slowcouture que les précédentes puisque je me suis majoritairement servie de tissus déjà en stock, avec une part importante de projets nécessaires. Cette production s'est composée de :

    - 3 petits boudins, hin-hin-hin :

    Récap 2017

    Boudin force beige : beaucoup porté au printemps, son pli susfouffal risque de l'empêcher d'être reporté avec autant d'entrain en 2018.

    Récap 2017

    Boudin force turquoise : forme ok mais il n'a pas de poches dos puisqu'il avait été coupé dans une chute de 40cm, oui messieurs-dames, une chute de 40cm. Vous douteriez-vous qu'il n'a pas encore de bouton ? Eh non, bonne raison pour ne pas se presser d'en mettre un en 2018 et le reporter dès l'été.

    Récap 2017

    Boudin force kaki : la grosse satisfaction de l'année, je pourrais le porter tout le temps. Il a d'ailleurs remporté une victoire de la musique sur T&N ! Le velours bouloche légèrement à la zone de frottement avec le sac sur la hanche droite.

    - le combishort hybride en soie sauvage :

    Récap 2017

    Toujours pas porté, toujours pas refait les poches qui accrochent. Boulet ! Mais un boulet qui fait joli dans l'armoire Ikea aux portes transparentes (le souhait de la garde-robe panoptique s'étant réalisé).

    Récap 2017

     - la jupe-culotte dp studio et son accessoire de buste à bretelles :

    Récap 2017

    Encore trop frais pour faire un retour.

    - le jean Safran accompagné de son Plantain mou :

    Récap 2017

      J'ai fini par reprendre la ceinture qui baillait trop debout et me serrait trop assise pour l'abaisser de 2-3cm mais le jean est toujours à peu près aussi énervant à serrer les mollets, faire des plis et ne pas tenir en place sur les hanches. Je confirme donc que le Flexdenim de 1083 n'est pas le partenaire idéal de Safran. Par contre Plantain s'est avéré pratique et a été porté plusieurs fois.

    - un sac cadeau et un sac à courses également utilisé comme sac à main :

    Récap 2017

    - une chemise portable issue des tests du prochain patron.
    - un pantalon sur mesure pour Monsieur dans le même tissu que le boudin kaki. À en relever la fréquence de port, on dirait bien qu'il est content. Il me reste assez de tissu pour faire un gilet : pour moi, pour lui ? Les deux et on programme la fête de la bière à Munich l'automne prochain ?

    - 2 pyjamas en éponge velours 100% coton (impossible quête résolue par Lebenskleidung) et 1 sous-pull pour Môman.
    - 4 rideaux dont un pas fini mais on s'en fout, car les toiles portables existent aussi en matière de linge de maison.
    - j'allais oublier mais les 3 serviettes ourlées à la main, on peut dire que ça compte.

      Faisons tourner les roues avec cette modeste production :

    Récap 2017

      La fourche fait son retour tonitruant ! Une tendance qui se confirmera en 2018.

    Récap 2017

    Je crois que j'ai trouvé ma marque de patrons préférée... La part "copie" c'est parce que les pyjamas ont été redessinés d'après un pyjama de marque Emo distendu par 2 générations (interprétation possible grâce au motif du tissu éponge). Je n'ai pas acheté un seul Burda cette année faute d'adhésion aux tendances actuelles...

      Qu'en est-il de l'utilisation réelle des habits qui me sont destinés ?

    Récap 2017

    Un bilan que je qualifierai d'honorable en ces temps d'abondance, et puis j'ai trouvé le short de ma vie donc on peut pas dire que j'aie perdu mon temps.

      Hors lingerie, je n'ai pas acheté de vêtements neufs mais quelques pièces d'occase de bonne qualité (2 robes, 1 short, 1 T-shirt, 1 chemise). J'ai acheté ma première machine à laver, vous vous en fichez probablement mais j'ai vécu le drame de l'année en oubliant mon pull préféré dans un cycle coton #RIPàça

      Je pensais orgueilleusement que j'allais être la seule couturière en position de se targuer d'avoir eu un stock de tissu en solde négatif sur 2017 et puis j'ai découvert l'entrepôt Bennytex pendant leurs promos de décembre. J'ai beau avoir été raisonnable, le stock accuse tout de même une légère progression.

    Qu'est-ce qui se trame pour 2018 ?

    - un autre pantalon pour Monsieur, et vite !
    - un sac à main/cabas (c'était le deal : pantalon contre fournitures pour sac)
    - une robe de chambre pour Manman, encore faut-il trouver le tissu adéquat
    - un ensemble de lindy hop pour mme Taillefine (jupe et chemisier)
    - des coussins

    - le réemmaillotage de Frida la dépenaillée
    - une petite collection de hauts dans 4 déclinaisons automnales d'un même tissu opportunément déniché chez Bennytex : ce bordeaux ouvrira le bal en se transformant en vareuse agrémentée d'un galon marine.

    Récap 2017

    - la création du pantalon de base parfait pour moi, (j'ai déjà à peu près la moitié devant, mais il reste du boulot sur le dos), papa Noël m'a apporté la doc ad hoc, reste à s'y remettre.
    - une vague copie du t-shirt acheté cette année + un maillot de corps tout fin avec la contrepartie de la cagnotte Ulule de la Cantate du chanvre.
    - me faire des petites culottes en coton ou en soie grâce au livre Coudre sa lingerie car écouter des vinyles en petite culotte et pull mohair dans un appartement parisien ç'a toujours été mon rêve et je suis chaque jour plus près du but.

      Qu'il soient aussi matérialistes que les miens ou plus spirituels, j'espère que 2018 vous rapprochera des vôtres !

    Récap 2017
    Lulu vous saluent bien bas... Son horoscope était très mauvais pour 2018.


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  •   Aujourd'hui, billet charcuterie. Voilà quelque temps que je rêvais de rouler des mécaniques cuissotières dans un short taille haute à découpes jean, moulant en haut et un peu évasé sur la cuisse, pas trop court mais pas bermuda non plus. Comme je n'avais pas sous la main ceux de mes burda recelant des jeans, et les modèles de short bubu en ma possession étant de coupe trop droite bien qu'il y en ait des sympas, j'ai entrepris d'en patronner un après avoir pris soin de définir les critères d'éligibilité à l'aide de nombreuses toiles (travail commencé en juin dernier avant de jeter l'éponge une première fois) et d'observations résumées dans la revue des modèles ci-dessous.

    Short Carlotta de Wear Lemonade : sympa, mais fourche dos qui a tendance à faire un bec au milieu des fesses (trop oblique ?), et je veux une réhausse de forme classique et pas de revers.

    Monicranou !

    Short Carlotta par @merry.13

    Peach Shorts de Samantha Pleet : celui qui se rapproche le plus de l'effet désiré. Je prends les découpes côté mais je laisse la braguette trop longue et les jambes un peu trop courtes.

    Monicranou !

    Short taille haute American Apparel
    : le moulant du train arrrière est parfait mais la cuisse est trop saucissonée et très court vêtue, et de surcroît l'étoffe est très épaisse ce qui rend la zone d'assemblage de la fourche et des jambes tellement protubérante que c'en est inconfortable. Une attention particulière a donc été portée au dégarnissage des coutures rabattues tout au long de la confection.

     Monicranou !

    Short Jennyfer vu sur Inside Closet : pas mal les deux passants milieu dos, je prends.

    Monicranou !

    Mais je laisse la statuette de la Vierge qui inspecte les travaux finis.

       Une fois obtenu un patron correspondant normalement aux desiderata, le deuxième coupon de jean des Trouvailles d'Amandine, de coloris glaise, est allé au sacrifice pour le tester. La surjeteuse a été dépoussiérée (c'te honte, prochain projet : une housse pour la surjeteuse...) et enfilée, le fil épais légèrement contrastant sorti. Je n'avais qu'une fermeture compatible en stock, courte à dents métalliques, récupérée d'un manteau de monsieur, ce qui fait que la braguette commence assez haut. Les fonds de poche viennent d'un ancien pyjama.

      La gestion de la fourche fut le principal défi de ce travail.

    Monicranou !

    Dos : je crois qu'on y est. Me sachant un peu cambrée, j'ai éliminé 1cm de hauteur au milieu dos, ce qui me convient visiblement. Porté avec une ceinture il faudrait éliminer un peu moins car le dos a alors tendance à remonter.

    Monicranou !

    Devant : là par contre il va falloir retravailler ça. C'est certes confortable en haut mais j'ai surestimé la force qu'allait déployer El Bidou pour nous soulever tout ça, et l'axe de gravité du short se déplace vers le bas devant, formant un bourrelet de tissu horizontal au niveau fouffal et provoquant une sensation de tirant désagréable sur le devant de la cuisse. Je devrais donc baisser la hauteur du milieu devant d'au moins 1cm pour que la ceinture maintienne bien le tout en position. En attendant, je porterai celui-ci sans ceinture en cuir puisqu'elle semble accentuer ce défaut.

    Monicranou !

    **********

    LULU est né il y a  10 jours
      Parlant fourche et préparatifs pour la belle saison, j'ai commencé les semis du futur potager de balcon rebord de fenêtre. Je vous présente donc Lulu la nantaise percheronne, qui a pointé le bout de son nez 3 jours seulement après avoir semé la petite graine ! Dire que c'était un jour interdit de semis à cause de la pleine lune, je me demande quel phénomène ç'aurait été en jour autorisé. Cela dit, malgré que je les sortent quotidiennement, Lulu semblaient végéter depuis quelques jours, et vient tout juste de faire sa première feuille.

    Monicranou !

    Oui, Lulu n'est pas encore sûr de combien ils sont dans leur tête.

      Freddy le radis a été plus précoce à sortir ses bourgeons de feuilles. Nulle part encore où repiquer ce beau monde puisque les rebords de fenêtre sont encore squattés par les pots de mayo des ouvriers, la suite s'annonce critique.

    Monicranou !

    Gouzi-gouzi. Quand il n'aura plus besoin d'eau je l'appellerai Vaudou. Parce que vaudou né radis (blague familiale)

    **********

      Tout au long du travail, je me suis aidée de mon short American Apparel pour choisir les finitions et les marges de coutures appropriées. Ce fut très instructif. Le hic de cette réalisation a été le refus obstiné de Titine de former les points dès qu'une certaine épaisseur était dépassée : j'ai du assembler tous les passants à la main...

    Monicranou !


       La jambe droite à l'air un peu plus courte que la gauche à cause de deux phénomènes :
    1- j'ai testé la couture milieu légèrement déportée en décalant mes marges de coutures de 0,7cm l'une par rapport à l'autre (ce qui est pratique pour les coutures rabattues) pour avoir une symétrie des surpiqures le long de la fourche. C'est normalement sensé s'équilibrer mais il s'avère qu'anatomiquement parlant le corps à tendance à considérer que la ligne de couture = le milieu.
    2- Je m'en doutais depuis un petit moment après avoir cru à une blague de mon astigmatisme, mais j'ai bien la hanche droite légèrement plus proéminente que la gauche, donc la ceinture remonte un peu plus à droite.

    Monicranou !

      Ceinture très confortable par ailleurs, thermocollée juste sur l'extérieur. Je suis allée lui chercher un bouton à jean chez Fil 2000 pour la modique somme de 40 centimes. J'ai cousu la braguette selon la même méthode que pour le short Lekala.
    Les poches sont bien, mais je devrais laisser quelques millimètres de mou à l'ouverture pour éviter les plis visibles à l'entrée sur le côté. La pente de l'ourlet des jambes et leur largeur assez évasée me conviennent. La longueur est parfaite. Ma grosse crainte était que les coins devant ne rebiquent, et pour le moment ils n'ont pas l'air d'en prendre le chemin.

      Reste donc à voir à l'usage l'impact réel du défaut de tomber devant !

    Monicranou !


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  •   Si l'année a commencé tranquille peinard sur mon rocher à Dinard, avec la publication du patron de bas de pyjama Tamagoshi Breton, rien d'étonnant à ce qu'elle se finisse détendue à Saint Briac avec les deux hauts en jersey du livre de Marie Poisson régulièrement portés, version été et version hiver.

    Rétrospective 2016 : ça va pas être long

    Si je le refais, je verrais s'il y a moyen de remédier aux plis d'aisselle devant.

      Le clou de l'année fut la remise sur l'établi du combishort Brass In Pocket. Cette version à rayures doit être l'un des habits dont je suis le plus contente sur toute ma carrière de coutureuse. Si je dois mourir cette année, je veux bien qu'on m'enterre avec (et un petit collant si c'est l'hiver, merci). J'ai été plutôt étonnée du flop en retour, vu que je n'ai repéré qu'une réalisation sur la Toile (merci annouchk). Était-il trop intimidant ? Était-il trop moche ? Avant de sombrer dans un  #instantValoche, je vous remercie d'avoir été nombreuses à donner sa chance à la chemisette FBYKI.

    Rétrospective 2016 : ça va pas être long

    Rétrospective 2016 : ça va pas être long

    Rétrospective 2016 : ça va pas être long

    La version non bloguée qui a servi de support aux tutos. Je ne suis pas sûre de l'assumer. Il est lourd, un peu trop grand parce que pensé comme une version hiver et le tissu natté est zarbi.

      La robe à froufrous d'hiver qui ne fait pas l'unanimité à fait son trou. J'ai du recoudre un bracelet de manche qui se faisait la malle, à part ça tout va bien. C'est avec elle que j'ai compris ce que j'attendais d'une robe d'hiver : une jupe longue et chaude.

    Rétrospective 2016 : ça va pas être long

      Par contre j'ai peut-être ressorti deux fois la Chose ratée.

    Rétrospective 2016 : ça va pas être long

    Testé pour vous : le ridicule ne tue pas.

      La robe bain de soleil peu adaptée au tissu choisi a tout de même été un peu portée une fois que le soleil s'est installé. Notons que ce patron n'a pas dit son dernier mot, puisqu'on s'était juré de lui trouver une cotonnade adéquate.

    Rétrospective 2016 : ça va pas être long

      J'ai peu porté la robe Frida, sans raison bien identifiée puisque je suis toujours très positive quant au résultat obtenu. Peut-être est-ce à cause de la perspective de repassage de la jupe obligatoire avant le port ? Ou est-ce à cause du phénomène d'emprunte, quand un modèle est tellement rattaché à l'image de son créateur qu'on a l'impression que quelqu'un a levé la patte sur la fringue avant même qu'elle ne soit enfilée ?

    Rétrospective 2016 : ça va pas être long

    Par contre personne n'a relevé l'hommage à Mimi Cracra...

      J'ai également très peu porté la blouse Bianca, parce ça reste une blouse : col non entrouvrable et carrure entravée, je l'ai sortie plusieurs fois en y croyant et n'ai jamais réussi à tenir très longtemps....

    Rétrospective 2016 : ça va pas être long

    Dernière venue, la Carme-test, qui n'a pas encore été reportée mais ça ne saurait tarder.

    Rétrospective 2016 : ça va pas être long

      La toute récente jupe en jean commence gentiment ses débuts dans le monde.

    Rétrospective 2016 : ça va pas être long

      Au grand dam de Monsieur, je n'ai pas porté le bustier Grace, sans surprise car je me suis davantage retrouvée avec une toile portable qu'avec l'accomplissement de l'idée que j'avais pour ce modèle.

    Rétrospective 2016 : ça va pas être long

      Je n'ai pas reporté Madeleine, qui me serrait bien trop à la taille (ceinture fine, inextensible et unique point d'appui sur le corps + quelques kg pris dans l'année = quarté perdant). Les kilos ayant reflué, je devrais lui redonner une chance. Les grandes poches qui nuisent au tomber de la jupe raccourcie restent tout de même un frein.

    Rétrospective 2016 : ça va pas être long

      J'en profite pour montrer les quelques torchons en coton bio ourlés à la main (ça prend des plombes) qui attendent le déménagement pour être étrennés.

    Rétrospective 2016 : ça va pas être long

      Et l'étui en cuir bricolé pour le nouvel enregistreur de Monsieur.

    Rétrospective 2016 : ça va pas être long

      A part ça et une chemise à carreaux pour aller avec sa barbe qui n'a pas survécu à 2017 (patron 129 du burdastyle de mai 2011), je n'ai pas été très altruiste cette année. J'ai aussi gagné 4 euros même pas déclarés en cousant un masque de sommeil non photographié pour une collègue.

    Rétrospective 2016 : ça va pas être long

      Notons l'absence d'excès côté couleur, les pièces les plus portées étant marine, kaki, noire ou grise !

      Voici venu le moment de mettre tout cela en statistiques :

    Rétrospective 2016 : ça va pas être long

      Cela manque un peu de pantalon, sinon la production a plutôt été équilibrée.

    Rétrospective 2016 : ça va pas être long

      Bonne nouvelle, le modélisme m'intéresse toujours, et Burda est encore premier dans mon cœur. Et je me suis enfin mis à coudre de la maille grâce à Marie Poisson !

    Rétrospective 2016 : ça va pas être long

      Regardez-moi cette grosse part rouge ! Ce camembert me met en face du dilemme majeur dans la pratique de ce loisir. D'un côté, je connais de mieux en mieux ce que j'aime et ce qui me va et donc je me lance dans des directions moins farfelues qu'il y a quelques années, et d'un autre côté ma curiosité pour la technique augmente, cela combiné à un intérêt pour la dimension sociale de ce loisir, l'exercice de mon esprit critique passant alors par la confection de certaines pièces qu'au bout du compte je ne parviens pas à intégrer.

      En 2016, à part un peu de lingerie, je n'ai pas acheté de vêtement neuf, ayant suffisamment trouvé mon bonheur dans l'occasion (un chemisier, un débardeur en laine, un pull fin, un short). On m'a d'ailleurs aperçue 3 secondes dans un reportage de Capital sur le luxe d'occasion en train de m'adonner à l'espionnage industriel chez Réciproque. La France a échappé de peu à l'expression de mon regret de ne pouvoir entrer mes fesses dans un tailleur Saint Laurent vintage...

    Qu'y a-t-il au programme pour 2017 ?

      Au printemps je l'espère, l'aménagement d'un véritable coin couture pour compléter le best seller de la couturière, à défaut d'atelier ; tsé, un endroit pérenne où tout le nécessaire est accessible dans un rayon de deux longueur de bras ? Selon l'état des finances, ce sera soit à base d'Algot Ikea, soit à base du système Elfa. Si vous avez vous-même installé ce genre de système pour vos affaires, c'est avec un grand intérêt que je lirai vos retours (genre, est-ce que ça supporte vraiment les vibrations d'une surjeteuse ? Qu'est-ce qui est utile, qu'est-ce qui est accessoire ? A quoi regrettez-vous de ne pas avoir pensé dans l'aménagement de votre petit coin ?).

      2017 ne verra probablement pas de réaccélération de la fréquence de production couture. D'abord parce que le travail préparatoire étant bien avancé sur plusieurs modèles, j'espère sortir un ou deux patrons dans l'année. Ensuite parce que je n'ai pas identifié de pièce nécessaire autre que : une ou deux chemises, une autre robe d'hiver, un manteau d'hiver, un pantalon, un short. J'ai bien essayé d'acheter un pantalon dans le commerce cette année mais à chaque fois que je me voyais dans le miroir il n'y a que des noms de charcuteries qui me venaient à l'esprit, donc il va falloir mettre la main à la pâte. Et surtout parce qu'après plusieurs années de vie dans le provisoire d'un studio et les entassements de fringues qui vont avec en attendant mieux, le moment du mieux et du définitif est enfin arrivé. Ce sera donc le moment de faire le tri nécessaire, et de pouvoir remettre tout ce qui reste à la lumière du jour sur un pied d'égalité. La born again wardrobe experience, quoi.

      Et si rien de tout cela ne se réalise, j'espère au moins devenir égérie Pretty Mercerie, rien que pour l'allitération.

      Merci d'avoir prêté votre attention à cette auto-analyse qui ne devait durer que trois lignes, j'ai hâte de vivre cette année, et espère qu'il en est de même pour vous !


    32 commentaires
  •   Sous le fallacieux prétexte de présenter à monsieur une alternative entre deux échantillons de couleur différente pour sa pochette en cuir, je suis également repartie de Guerrisol avec une petite jupe en peau aux découpes aguicheuses, afin de pouvoir la mieux soumettre à l'analyse du modélisme une fois rentrée à la caverne. Surpiqures à foison, poches à entrée évasée et décalée (ça vous secoue une cloche ?), fente dos, large ceinture à passants, les éléments de style se conjuguaient harmonieusement et donnaient envie de voir comment ça pouvait tomber en vrai, le hic étant la taille environ 34 de cette jupe.

    What's new copycat ?

    What's new copycat ?

    La doublure viscose de la belle

      La toile : Les cotes de la jupe ont été relevées, puis adaptées à mon patron de base de jupe. J'ai respecté les pièces, à l'exception du parement circulaire du bas que j'ai rattaché au corps de la jupe, sa découpe n'apportant pas de galbe particulier. Et je n'ai pas frimé avec la boutonnière passepoilée non plus.

    What's new copycat ?

      Sur la version finale, l'empiècement a été un peu remonté, la longueur réduite de 2cm, le milieu dos légèrement abaissé de 0,5cm, les poches ont été un peu plus arrondies, et des passants ajoutés à la ceinture droite. Je me suis inspirée de l'original pour les ajouts du thermocollant, j'aurais pu penser à en mettre aussi une bande dans la zone qui correspond à l'entrée de poche.

    What's new copycat ?

    Même que moi Gino, j'ai surfilé les fonds de poche !

      Le tissu principal est un denim des Trouvailles d'Amandine en coloris Lagune, un turquoise clair, pour un rendu hivernal très "eau des glaciers". Je voulais faire les surpiqures avec un fil épais turquoise foncé mais la gamme de couleur étant limitée, j'ai fini par me rabattre sur un fil à quilting Mettler, tout de même un peu plus épais et brillant qu'un fil à coudre classique. Les surpiqures ne sont donc pas aussi visibles que je l'aurais souhaité. Mais est-ce vraiment un mal, sachant qu'elles ne sont pas aussi régulières que je l'aurais souhaité ?

    What's new copycat ?

    What's new copycat ?

    La fermeture à glissière est simplement posée avec coutures apparentes de chaque côté.
    La jupe originale étant terminée par un ourlet collé, j'ai opté pour une parementure en soie/coton légère pour finir proprement (elle cache une large bande de thermocollant épais) et me prémunir de l'accrochage aux collants, ce qui était plutôt surperflu, ce jean ne collant pas spécialement.
    Les fonds de poche utilisent un reste de la robe Frida.

    What's new copycat ?

    Sans ceinture (j'aime moins)

    What's new copycat ?

    Là c'est après une petite journée, donc dans la vraie vie il va falloir compter avec les plis...

    Le verdict : l'exercice a parfaitement répondu à l'envie que j'ai ressentie en voyant l'original de cette jupe. Dérouler chaque étape :  identification des éléments de style -> compréhension des découpes -> adaptation à mon corps -> compréhension et enchaînement des étapes de montage, voilà ce qui me passionne tant dans la couture.

    What's new copycat ?

    L'alternance des surpiqures dans le montage des passants de ceinture

      Ce projet m'a également aidée à ajuster mes marques sur l'aisance à ajouter à mon patron de base selon le confort et la hauteur de tomber de la ceinture souhaitée. Ici par exemple, la ceinture fermée comporte une aisance de 7cm par rapport à mon TT, et 4cm par rapport au TH. Cela me permet de la porter avec une ceinture en cuir au dessus des hanches sans qu'elle soit trop serrée. L'aisance à la marche est parfaite, par contre on se tortille un peu en position assise. Le test du pack de 6 est quant à lui passé haut la main.

    What's new copycat ?

    Parce que vous pensiez encore échapper à une photo de mes fesses ?


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  •   J'étais donc ravie de ma dernière robe.

    Хopoшo и тeплo, Кaк зимой у пeчки

      Mais il manquait encore un petit quelque chose afin de réchauffer l'encolure, qui lui serve à elle et à toutes celles de son engeance.

    Хopoшo и тeплo, Кaк зимой у пeчки

    Tess aurait bien fait référence aussi mais c'était déjà pris.

      Un châle bien enveloppant.

     

    Franchement question style, Annie Hall c'était du vu et revu...

      C'est à ce moment là que je serais censée la jouer blogueuse respectueuse de son public en ne publiant que des bricolos montrables et so inspiring, malheureusement la vergogne n'a pas rendez-vous avec la lune aujourd'hui.

      Malheureusement, j'ai niqué mon beau coupon laine et soie, et malheureusement, je vais vous montrer le résultat.

      Ne demandez pas le tortueux chemin suivi pour aller de A :

    Хopoшo и тeплo, Кaк зимой у пeчки

    à B :

    Хopoшo и тeплo, Кaк зимой у пeчки

      La fonction 3D devait être en panne ce jour-là. On a retourné le puzzle, tenté la transandentalisation vectorielle :

    Хopoшo и тeплo, Кaк зимой у пeчки

    Хopoшo и тeплo, Кaк зимой у пeчки

      Un entonnoir, peut-être, même qu'il pourrait servir à égoutter la faisselle ?

    Хopoшo и тeплo, Кaк зимой у пeчки 

      Tant pis, à quoi bon les châles, a-t-on d'ailleurs un jour attrapé les mouches avec du vinaigre ?

    Si vous aimez vous tenir les oreilles au chaud pendant la couture et que son cinéma vous intéresse, ne manquez  Woody Allen stories, une série de cinq émissions diffusée l'été dernier sur France Culture !


    14 commentaires


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